Un viol ordinaire

Éditions, traductions, adaptations : BERTRAND, Janette. Un viol ordinaire. Montréal (Canada) : Libre expression, 2020, 184 p.

Résumé : Un viol ordinaire se penche sur les mois qui suivent l’agression sexuelle commise par Laurent sur sa conjointe de l’époque, Léa. Cette dernière porte plainte et tente de naviguer à travers le traumatisme avec l’aide de sa cousine qui s’installe chez elle. Les parents de Laurent sont fortement ébranlés par la situation. Alors que sa mère reconnaît le crime de son fils et cherche à comprendre comment celui-ci à pu en arriver là, son père essaie plutôt de diminuer la violence de l’acte en insistant sur « la manière dont les hommes fonctionnent ». À travers ses discussions avec son père et ses amis qui entretiennent des propos misogynes ainsi qu’avec sa mère qui lui implore de prendre conscience de la condition des femmes, la pensée de Laurent évolue et il en vient à la reconnaissance du crime qu’il a commis. Tout comme dans Un homme, tout simplement présenté ci-dessus, Bertrand inscrit les VACS dans le système de domination masculine et les dangers de l’éducation genrée. Par la mise en scène d’une agression sexuelle commise au sein du couple, elle illustre également une forme de violence conjugale qui a souvent été mise sous silence.

Médiation de l’œuvre : Au moment de la publication du roman, l’autrice s’est entretenue avec plusieurs médias québécois, dont La Presse, pour discuter de ce dernier1Silvia Galipeau, « Janette Bertrand n’a pas dit son dernier mot », La Presse, 18 octobre 2020, URL : [https://www.lapresse.ca/arts/litterature/2020-10-18/janette-bertrand-n-a-pas-dit-son-dernier-mot.php].