Éditions, traductions, adaptations : DELVAUX, Martine. Je n’en ai jamais parlé à personne. Montréal (Canada) : Héliotrope et Remue-ménage, 2020, 126 p.
Résumé : Suite à la vague de dénonciations amenée par le mouvement #metoo en 2017, Martine Delvaux a senti l’urgence de conserver ces témoignages et d’honorer les voix derrières. Je n’en ai jamais parlé à personne se constitue des paroles recueillies et agencées par l’autrice et essayiste, qui rassemble près d’une centaine de victimes. L’enchaînement des fragments – selon une filiation de l’expérience vécue, de la perception, de l’affect énoncé ou de la rhétorique – rend compte de l’incessante répétition des violences à caractère sexuel, qui affectent majoritairement les femmes et les filles, et de la persistance de son invisibilisation. L’œuvre se lit comme le récit d’une seule et même voix, marquée par la résilience et le désir de mettre la hache dans la culture du viol.
Médiation de l’œuvre : À renseigner.
