Activités littéraires de sensibilisation à la violence à caractère sexuel

CRSH – Engagement partenarial avec le Festival Frye (2025-2026)

Chercheuse principale : Madeline Lamboley

Partenaire : Festival Frye

Collaboratrice : Anne-Marie Nolet

Au cours des dernières années, dans la foulée du mouvement #MeToo, plusieurs auteur·rices se sont tourné·es vers la littérature pour témoigner de la violence à caractère sexuel (VCS). Pensons à Lula Carballo (post-espoir, 2024), Emmanuelle Pierrot (La version qui n’intéresse personne, 2023), Neige Sinno (Triste tigre, 2023), Ingrid Falaise (Le monstre, 2019), Martine Delvaux (Thelma, Louise et moi, 2018), Léa Clermont-Dion (Porter plainte, 2023); les auteur·rices sont nombreux·euses à aborder le sujet par l’écriture littéraire. Martine Delvaux a d’ailleurs fait paraître chez Héliotrope en 2020 un ouvrage collectif intitulé Je n’en ai jamais parlé à personne. Paroles recueillies et agencées par Martine Delvaux pour relayer la parole et les témoignages de victimes de VCS. Dans un contexte de médiation littéraire, comme lors de festivals, il devient primordial d’engager la discussion autour de ces œuvres dans un cadre sain, respectueux et sensible, tout en offrant un service d’intervention avec le public, ce que le milieu littéraire n’est pas outillé à faire. C’est dans cette optique que le Festival littéraire Frye, basé à Moncton depuis plus de 25 ans, a sollicité notre équipe de recherche afin de bénéficier de notre expertise en prévention et intervention en matière de VCS.

Le Frye est le plus important festival littéraire bilingue de l’Atlantique et sa mission est de rendre la littérature accessible afin d’encourager une riche culture de la lecture et de l’écriture au Nouveau- Brunswick. Le Festival Frye est reconnu pour sa capacité à organiser et à programmer des événements littéraires de grande envergure qui attirent des publics diversifiés. L’organisme a une profonde compréhension des dynamiques communautaires et sait comment engager les publics locaux et régionaux. Or, le Frye s’avoue être très peu outillé sur les questions de sensibilisation, de prévention et d’intervention en matière de VCS. Par le biais de ce projet, le Festival désire ainsi se doter d’outils visant à améliorer ses pratiques de médiation culturelle lorsque les œuvres littéraires dont il fait la promotion traitent de VCS. Le projet proposé ici, en partenariat avec le Festival Frye, vise à organiser en 2025 trois activités littéraires dotées d’un volet de sensibilisation à la VCS, dans le but de concevoir des trousses d’accompagnement pour le Festival Frye, lui permettant ainsi d’améliorer ses pratiques et de le guider dans la médiation d’œuvres traitant de VCS. Ce volet événementiel sera doublé d’un volet recherche portant sur les représentations de la VCS dans les œuvres littéraires, et sur les manières d’en faire la médiation en contexte événementiel. Il s’agira d’offrir à l’organisme partenaire le contexte et l’expertise nécessaires à la tenue d’activités traitant de sujets à caractère sensible et d’accompagner l’organisme, les auteur·rices invité·es et le public lors de discussions abordant la VCS. Des intervenantes seront aussi sur place lors des activités; le caractère sensible des œuvres médiées peut parfois réactiver chez certaines personnes des traumatismes qui peuvent mener à un témoignage non prévu que le public n’est pas préparé à recevoir. La présence d’intervenantes sur place est nécessaire et les salles où se tiendront les activités proposeront toutes un lieu en retrait (safe space). Toutes les activités et le travail de recherche dans le cadre de ce projet aboutiront à une production d’articles, de textes de vulgarisation scientifique, de trousses informatives, de fiches-synthèses et de capsules vidéo disponibles en libre accès.

L’idée du projet d’engagement partenarial est née de l’ajout à la programmation du Festival Frye, qui aura lieu en avril 2025, de l’auteurice Emmanuelle Pierrot, invitée à la suite de la publication de son premier roman La version qui n’intéresse personne (Le Quartanier, 2023). Ce roman aborde, entre autres, les questions de VCS, de violence conjugale et de violence faite aux femmes et le Festival Frye a approché Madeline Lamboley, en tant que professeure au Département de sociologie et de criminologie de l’Université de Moncton et titulaire de la Chaire de recherche du Canada (CRC) Violence sexuelle, prévention, intervention, afin de lui demander conseil pour l’organisation d’un entretien devant public avec l’auteurice et de l’ajout d’un volet « Sensibilisation à la violence à caractère sexuel » dans le cadre de son événement.

De discussion en discussion, il est rapidement devenu évident que le Festival Frye s’interrogeait sur des enjeux importants maillant médiation culturelle et témoignage de VCS, enjeux qui nécessitent d’approfondir le discours et l’étude de ce phénomène. Par exemple, parfois, la médiation d’une œuvre traitant de VCS, même si elle participe à porter la voix d’un témoignage dans l’espace public, peut aussi répéter un schéma de violence et réactiver certains traumatismes chez le public et chez les personnes impliquées dans cette médiation. Le Frye a soulevé l’exemple du spectacle Triste tigre présenté dans le cadre du Festival international de littérature de Montréal en 2024, adaptation sur scène du percutant témoignage de l’autrice française Neige Sinno. Questionnées à savoir si elles allaient reprendre le spectacle, Angela Konrad, metteure en scène, et Anne-Marie Cadieux, comédienne, ont vivement refusé, expliquant que la préparation du spectacle et sa représentation avaient été trop difficiles pour elles. C’est à partir de l’étude de ce type d’expérience dont nous recueillerons les témoignages et à partir des trois activités proposées ici que nous essayerons de coconstruire avec le Festival Frye des outils adaptés au besoin de l’organisme partenaire et aux besoins du milieu en matière de médiation d’œuvres littéraires traitant de VCS. Les activités proposées dans le cadre de cet engagement partenarial visent ainsi une meilleure compréhension de la VCS en contexte littéraire et performatif, mais cherche aussi à sensibiliser le public et à prévenir les VCS en coconstruisant avec le Festival Frye une documentation sur les pratiques favorisées lors de la tenue d’événements et des outils de prévention et d’intervention centrés sur les expériences et les besoins de cet organisme partenaire. Ces objectifs s’appuient sur l’état des connaissances se rapportant à la VCS et s’inscrivent à la suite des travaux de recherche de Madeline Lamboley et de ceux d’Anne-Marie Nolet qui, depuis les dernières années, portent plus largement sur la violence basée sur le genre.

En sortant du carcan universitaire et en investissant l’espace de dialogue qu’est le Festival Frye, le projet a pour ambition d’ouvrir la question de la VCS et de ses représentations au champ de la littérature, tant auprès des auteur·rices et du public diversifié du Frye que des chercheur·es universitaires. Si le projet nous offre l’opportunité d’effectuer des recherches dans un secteur autre que celui de la criminologie et de produire de nouvelles connaissances qui seront utiles à la fois aux domaines des sciences sociales que des études littéraires, ces activités seront en premier lieu bénéfiques pour le Festival Frye. En effet, tel qu’Ariane Savoie, directrice générale de l’organisme partenaire, le décrit dans sa lettre d’appui jointe à cette demande, notre programmation répond aux défis du Festival Frye en termes d’engagement communautaire, de mobilisation des communautés littéraires locales et de sensibilisation du public aux enjeux sociaux sous-jacents aux textes littéraires. Ce partenariat permettra au Frye de doter sa programmation d’un contexte social pertinent, ancré dans une volonté de sensibilisation, de prévention et d’intervention liées aux enjeux de VCS. En mêlant les secteurs de la criminologie, de l’intervention sociale et de la littérature, un tel projet fait preuve d’originalité et les résultats de ce partenariat auront un important impact autant sur le plan social que culturel et intellectuel.

Approches théoriques et méthodologiques

Le terme « violence à caractère sexuel » fait référence au phénomène social et à la problématique englobant divers types de violences sexuelles. Tout comme Kelly (1988), nous définissons la VCS comme s’inscrivant dans un continuum comprenant une diversité d’actes à caractère sexuel sans se limiter uniquement à ses formes criminelles comme les agressions sexuelles de niveau 1, 2 et 3, le harcèlement criminel, ou l’exploitation sexuelle. Selon la définition du Center for Disease Control and Prevention, citée par Basile (2014 :11), la VCS est « a sexual act that is committed or attempted by another person without freely given consent of the victim or against someone who is unable to consent or refuse ». La notion de consentement est en effet la pierre angulaire dans la compréhension de la VCS. Dans une conceptualisation féministe (Corbeil et Marchand, 2010), tant pour Kelly (1988) que pour Nussbaum (2021), les rapports de pouvoir qui régissent nos sociétés patriarcales doivent être au cœur de l’analyse de la VCS en raison de leur rôle déterminant dans cette problématique. Dans cette perspective, toutes les formes de VCS sont considérées, incluant la violence dite ordinaire (Savoie et al. 2018).

Le projet proposé ici s’ancre dans deux perspectives théoriques complémentaires, soit l’intersectionnalité et l’analyse comparative entre les sexes plus (ACS+). Également, une attention particulière sera portée à ce que chacune des activités inclut une approche féministe participative. L’intersectionnalité permet de voir comment l’intersection entre différents aspects de l’identité des personnes vivant de la VCS, la position sociale de ces personnes et différentes sources d’oppression peuvent affecter la capacité d’agir des personnes vivant de la VCS et, par conséquent, rendre difficile la reprise du pouvoir sur leur vie (Crenshaw, 1991; Collins, 2000; Sokoloff et Dupont, 2005). L’analyse intersectionnelle féministe permet d’«interroge[r] les manières dont les systèmes de pouvoir sont imbriqués dans la production, l’organisation et le maintien des inégalités » (Bilge 2009, p. 73), apportant un éclairage essentiel à la compréhension de la VCS et sur les transformations sociales nécessaires pour assurer sa prévention, sa dénonciation et son traitement, le cas échéant. Ce cadre intersectionnel sera complété par une ACS+, telle que définie par le ministère des Femmes et de l’Égalité des genres (2018), qui « sert à évaluer les répercussions des politiques, des programmes ou des initiatives sur divers ensembles de personnes ». Instrument précieux pour nuancer les statistiques, prévenir certains biais méthodologiques et éviter de reproduire des rapports de pouvoir inégalitaires dans la recherche et l’action en matière de violence envers les femmes, l’ACS+ se révèle une lentille d’analyse indispensable à déployer à toutes les étapes de la recherche. Enfin, une approche féministe participative sera privilégiée dans le cadre de ce projet. Arrimée à une perspective intersectionnelle, cette approche repositionne le savoir et le pouvoir en coconstruisant les savoirs. Ainsi, la recherche reconnaît, mobilise et valorise différents types de connaissances et de savoirs pour permettre une transformation des rapports sociaux et des relations de pouvoir. Cela donne une nature plus engagée et politique aux recherches, dans ce cas-ci sur les VCS. Mieux ancrées socialement, les connaissances deviennent alors plus justes et proches de la réalité, et les outils développés sont reconnus comme vecteurs de transformation sociale.

Volet Recherche : Représentations de la violence à caractère sexuel dans les œuvres littéraires

Notre projet d’engagement partenarial se déploie également dans un volet recherche portant sur les représentations littéraires de la VCS et leur médiation. Pour mener à bien ce volet, nous embaucherons une étudiante de troisième cycle en études littéraires, profil études féministes, qui travaillera de pair avec la coordonnatrice de la Chaire. Ensemble, elles auront à 1) Établir un corpus autour du projet de recherche « Représentations des violences conjugales et sexuelles dans les œuvres littéraires, et les manières d’en faire la médiation en contexte événementiel »; 2) Rédiger des compte rendus critiques / fiches de lecture sur les œuvres retenues au corpus; 3) Participer à l’organisation des activités littéraires; 4) Rédiger des comptes rendus de vulgarisation scientifique à l’issue des activités.

Retombées des connaissances pour l’organisme partenaire

Les trousses informatives sur les bonnes pratiques en matière de médiation d’œuvres littéraires abordant la VCS, développées grâce à l’expertise de notre équipe de recherche et co-construites avec le Festival Frye, permettront à celui-ci de solidifier et de bonifier son expérience en matière d’organisation d’événements littéraires. Ce projet, tant avec son volet événementiel que son volet recherche, permettra à notre organisme partenaire de mieux naviguer le bon déroulement d’activités littéraires abordant des sujets qu’il n’aurait peut-être pas osé aborder auparavant, coupant du même coup un pont social important avec son public. Notre projet permettra au Frye d’ouvrir un dialogue entre les auteur·rices invité·es dans le cadre de sa programmation annuelle et son public. Plus encore, nous espérons que ce partenariat serve d’exemple et que d’autres organismes culturels qui n’osent pas se lancer dans la médiation d’œuvres qui traitent de VCS puissent utiliser nos outils créés dans le cadre de ce projet et investir de manière saine, respectueuse et sensible le discours public.

Bibliographie

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